|
![]() |
| Les glissières T40 à l'entrée de Nice |
1,6 kilomètre de glissières mixtes bois métal T40 de niveau de retenue H2 (pour véhicules lourds) protègent désormais le terre-plein central de la route de Grenoble, véritable entrée sur la ville de Nice. Jacques Le Corre, de la direction de l’Infrastructure de transport du Conseil Général des Alpes-Maritimes explique les raisons de ce choix.
Quelle est la « photographie » de ce chantier ?
Jacques Le Corre : « La zone qui doit être réaménagée sur le terre-plein central de la RD 60202 s’étend au total sur 4 kilomètres sur la rive gauche du Var, entre l’échangeur Saint-Isidore jusqu’au pont de la Manda. À l’automne, un premier tronçon de 800 mètres a été équipé de glissière bois T40 Tertu sur les deux voies de circulation. De conception plus récente, la RD 60202 bis, qui enjambe le Var et qui court sur sa rive droite, a obtenu la victoire du Paysage, un concours d’aménagement organisé par le Ministère du Développement Durable. Du coup, l’ancienne RD 6202 faisait un peu pâle figure. La Conseil Général a souhaité la réaménager et l’embellir. »
Quelles étaient les contraintes d’aménagement ?
Jacques Le Corre : « Cette zone est stratégique puisqu’elle constitue l’une des grandes entrées sur la ville de Nice. Le trafic y est intense puisqu’il atteint 20 000 véhicules jours. Les contraintes étaient donc environnementales, puisque l’approche visuelle est importante sur cette partie de la ville et que le Conseil Général souhaitait en modifier le paysage, mais aussi techniques puisque la volonté d’homogénéiser la vitesse à 90 km/h sur l’ensemble du réseau imposait des niveaux de protection requis pour ce type d’infrastructure et adaptés au trafic. Il s’agit d’un chantier important, qui a nécessité une bonne coordination entre les différentes entreprises concernées. »
Pourquoi avoir choisit l’option bois ?
Jacques Le Corre : « Le passage à la glissière bois nous a permis d’améliorer le niveau de retenue de N2 (pour véhicules légers) à H2 (pour véhicules lourds), tout en répondant à nos exigences en matière d’environnement. Cette option nous a permis d’écarter la glissière béton, efficace, mais moins esthétique. L’obtention du marquage CE a également constitué un « plus ». Les glissières bois sont globalement appréciées dans l’arrière pays montagnard, ce qui nous a permis aussi d’homogénéiser l’aménagement routier départemental. Cela cadre également avec les aménagements végétaux, lauriers et oliviers, que nous avons installés à l’intérieur des glissières. »
Et la suite du chantier ?
Jacques Le Corre : « Nous souhaitons développer la glissière bois-métal sur les 4 kilomètres qui doivent être réaménagés. Cette première étape doit servir de test pour la suite. Nous attendons le retour des usagers. »
Brèves
|